Comment c’était d’être déconnecté des technos et réseaux sociaux pendant 2 semaines?

Ok, d’entrée de jeu, je dois avouer que j’ai flanché! J’ai allumé mon cellulaire le 12e jour. Mon ego aurait bien sûr préféré que je ne vous le dise pas, que je règle les trucs que je voulais en m’arrangeant pour apparaitre absent, mais ç’aurait été malhonnête et j’ai envie de vivre de l’authenticité. Et là, rapidement, je vois s’activer une partie de moi qui veut que j’énumère les raisons (très bonnes, selon lui) pourquoi je l’ai allumé.

D’abord, laisser le cell à la vue tout ce temps, c’est plus tentant que si j’avais eu à marcher 6 heures pour avoir du réseau! Un peu comme regarder toute ma nourriture qui trônait là quand j’avais des craving de bouffe après quelques jours de jeûne!

Bon, revenons à la question initiale. Je dirais que ça m’a fait un bien fou. Et là, de m’être reconnecté (brièvement, justifie l’ego), ça me permet de prendre toute la mesure de l’impact que ces éléments ont dans nos vies… dans nos cerveaux surtout.

Quand j’essayais de méditer, toutes les pensées qui se bousculaient dans ma tête après le peu de choses que j’avais vu dans le cell! Je ne suis pas en traind e dire qu’il n’y avait pas de pensées les jours avant… mais disons que là c’était des stimulations fraichement arrivées de l’extérieur. Dans les jours précédents, je devais créer des pensées à partir de l’intérieur, puisqu’il n’y avait pratiquement pas de nouvelles informations de l’extérieur.

Je me suis senti serain. Aucune attente de personne, aucune heure à respecter (je n’avais accès qu’à la hauteur du soleil dans le ciel comme indicateur de l’heure), rien à faire! Juste Être!

Et ça, c’est pas évident pour un cerveau qui a été surstimulé dans les dernières années. Un cerveau qui crave les récompenses faciles des médias sociaux et des conversations, du genre « on m’aime, on a répondu à mon message, » ou encore « Oh, je suis important, 42 personnes on liké mon post! » Vous voyez le genre. Validation externe!

Ici, seul en nature, pas de nouvelles informations, mon système nerveux s’est vraiment détendu. Je suis (plus vite que ce que je m’attendais) revenu dans un état régulé de mon système nerveux. Et ça ça fait du bien! Le calme! Aucun besoin d’être productif ou efficace. Juste à faire / être ce qui me rend heureux dans l’instant :

  • J’ai faim… je mange!
  • Je suis fatigué… je fais une sieste.
  • J’ai envie de bouger… je vais marcher ou courir dans le bois.
  • J’ai envie de jouer… je dessine ou je construis un chateau de neige.

Plus de clarté mentale aussi, moins d’idées qui se bousculent. Bon, vous voyez que ça parait dans le début de cet article que j’ai écrit tout de suite après avoir refermé mon cell.

Je vois comment les médias sociaux exploitent les « failles » de nos cerveaux qui ont évolués pour survivre, pas pour être heureux! En lien, par exemple, avec la réputation, la haine envers les autres (ceux différents de nous), la recherche d’établir notre rang social, la recherche constante de nouvelles informations avec un biais pour les éléments négatifs. Je parlerai plus de tout ça dans un article d’appréciation du livre Buddha’s Brain, the Practical Neuroscience of Happiness, Love, and Wisdom.

Je vois comment je faisais les choses pour moi, quand je le voulais, comme ça me tentait… pas pour que ce soit Instagrammable! Pas d’appareil photo, pas de peur du jugement des autres, pas de recherche de valdiation.

Texte écrit originalement le 12 mars 2024.

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