J’arrive d’une activité organisée dans un lieu enchanteur par Être vivant, les Conversations avec la nature.
Ça m’a fait un bien fou de me retrouver à ralentir en nature après une semaine passée devant un écran d’ordi. Cet aspect du retour au travail est difficile. C’est fascinant de voir à quel point rapidement le système nerveux se calme en nature. Connecté aux éléments, au rythme du vent dans les branches, odeurs de dégel, sons de la nature. Je le sais! En même temps, c’est fascinant de voir à quelle vitesse je l’oublie! Une clé là pour moi. Me « forcer » à être plus souvent en nature.
En arrivant dans la forêt, je m’arrête devant une grande pruche. J’adore ces arbres majestueux. Ce qui attire mon attention, c’est la toute petite pruche inondée de rayons de soleil à mes pieds. Toute petite, à peine la hauteur de mes genous. Et complètement difforme! Aucune branche d’un côté et de très longues branches de l’autre. Très longues branches du côté du soleil.
Dans ma vie, est-ce que j’allonge « mes branches » vers le soleil? Vers ce qui me nourrit? Est-ce que je continue d’alimenter des « branches » là où ce n’est pas nourissant?
Lors d’une autre des propositions, je suis allé à la rencontre d’un élément de la nature qui m’a appelé. C’était une roche dans la rivière aux Saumons. Une roche en partie immergée dans l’eau et en partie baignée par le soleil.
Une roche avec laquelle j’ai pris le temps de connecter et d’observer mes pensées, mes sensations, mes ressentis, mes émotions, bref qu’est-ce que cette roche fait résonner en moi? Une roche que j’ai pris le temps de toucher, d’en caresser les formes, la douceur. Les mots suivants ont émergés :
Beauté bosselée,
Douceur angulaire.
Caresse continuelle.
Nostalgie, mélancolie.
Me laisser caresser par la vie qui coule.
Dire OUI à la vie qui me moule.
Contrastes émergeants.
Pieds ancrés dans la vase,
Corps baigné dans les froides eaux,
Tête émergée dans le soleil chaud.
Toujours là. Toujours changeant.
Jamais la même eau qui me caresse,
Toujours l'eau qui me caresse.
À quelle sensation je m'intéresse?
Chaque moment est différent!
La vie me ronge, m'érode?
Ou la vie me polit, me sculpte?
Dans la vie, je m'y noie ou je m'abandonne?
Quelle est ma perspective?


Ce que je retiens
Et vous?
Qu’est-ce que ça évoque pour vous de me lire?
La vie me ronge, m’érode?
Ou la vie me polit, me sculpte?
Quelle belle question! Ça me rappelle qu’il est toujours possible de voir les choses sous un angle différent!
J’adore ta poésie! Elle est profonde, songée et authentique. Elle touche à un besoin de beauté et elle me permet de connecter avec moi-même pour tourner mon regard vers l’intérieur.
Merci!
Hum merci pour tes mots Hélène! Ma poésie, elle est comme ça quand je prends le temps de m’arrêter et que je laisse les mots émerger!
Oui, tout est question de perception! Quelles lunettes je mets!?