Je sens que depuis le début de mon année sabbatique (il y a plus de 8 mois maintenant), je suis constamment en quête de faire des choses, d’être utile pour les autres, pour moi, de m’introspecter, d’évoluer. La productivité du travail a fait place à la productivité de la sabbatique, du travail sur moi.
Je ne me suis pas beaucoup offert de vacances où il n’y avait pas une intention [souvent inconsciente] de m’observer dans un nouveau contexte, d’apprendre sur moi, d’évoluer. Des vacances pour me reposer en profondeur, pour jouer!
J’ai envie de toucher à du vide. D’apprivoiser le vide!
- Vide de productivité, d’efficacité.
- Vide de choses à faire.
- Vide de sentir que je dois prouver quelque chose.
- Vide de rendre service.
- Vide de relations avec les autres.
- Vides…
| Vide (ou quelque chose qui s’en rapproche). |
Trouver ma valeur à travers autre chose que tout ça. Me rendre compte et goûter profondément que le sens de ma valeur ne dépend pas de ce que je fais, de ce que je produis, de ce que les autres pensent de moi, de mes connaissances ou de mes compétences.
Le sens de ma valeur est beaucoup plus fondamental, simple, universel, intérieur et en même temps plus grand que moi, plus grand que le « moi », que l’égo.
Besoin de repos profond. De lâcher prise sur la quête de la perfection.
Réussir à me relaxer même si ma « To do » est encore longue. M’accorder du repos sans avoir fini ce que « j’ai à faire ».
Me rendre compte que je suis assez.
Je suis assez. Ici, maintenant. Sans rien de plus.
Je suis assez!
Et être vigilant, de ne pas transformer ce désir du repos, du vide et de me sentir assez comme la nouvelle quête, la nouvelle « chose à faire »! C’est beau l’humain!