Aujourd’hui, une activité de bain de forêt guidée par mon amie Anne-Marie. Une activité qui consiste à s’immerger en nature, en lenteur, afin de sortir du mental et expérimenter la nature dans le présent, dans les sens, dans le corps. De nombreux bienfaits ont été démontrés pour cette pratique populaire au Japon.
Il y a une intimité tellement différente qui se tisse avec la forêt, avec la nature, quand j’y suis dans ce contexte, avec une réelle ouverture. Ce n’est plus l’œil du biologiste qui identifie, qui analyse, qui interprète ce qu’il voit, ce qu’il entend. Mais plutôt la curiosité d’un enfant qui la découvre pour la première fois. Et avec tout l’espace que ça crée, dans la relation qui s’établit, de nombreuses découvertes qui se révèlent, qui seraient restées inaperçues lors d’une promenade sportive, scientifique ou d’interprétation (naturaliste).
J’écris ces lignes et je me rends compte que ça pourrait s’appliquer aussi à la façon dont j’ai envie d’entrer en relation avec les parties de moi. Et aussi avec les autres. Avec toi, qui me lit. Pas d’un espace de compréhension mentale où je pense que je sais, mais plutôt d’un espace d’ouverture, de curiosité, ou je sais que je ne sais pas…
Entrer en lien pour rencontrer,
Entrer en lien pour sortir de ma tête (lire ici de mon cortex préfrontal qui analyse).
Me laisser inonder par ce mystère de la vie,
Laisser exister le vertige de ma petitesse dans l’univers,
Laisser exister la relation avec cette mousse, avec cette fougère,
Laisser coexister petitesse et grandeur,
Laisser coexister individualité et connexion à plus grand.

Texte écrit originalement le 20 avril 2024.