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À mon tour d'être à l'arrière et de diriger le canot.

Canot-camping sur la Restigouche

Partir 4 jours en canot-camping entre hommes dans un coin sauvage, ça bouge des affaires! J’utilise le présent récit pour m’aider à intégrer les apprentissages de cette aventure!

Ceci est un récit long! Si vous n’avez pas l’espace de tout lire, vous pouvez aller directement à la fin de cet article pour le récapitulatif des perles de sagesse!

Contexte

Depuis plusieurs années, je participe à des cercles de parole avec un groupe d’hommes. On a décidé de s’offrir une activité ensemble qui nous sortirait de notre contexte de rencontre habituel. Nous voir dans la « vraie vie », en tout cas dans un contexte propice aux reflets, aux déclenchements, aux cadeaux! Finalement, seulement 5 des 6 hommes étaient disponibles pour être présents. Une pensée spéciale pour cet homme qui a choisi de prendre soin de lui et de prioriser autre chose.

J’avais envie qu’on puisse se permettre d’exister dans toutes nos couleurs ensemble et donc proposé qu’on laisse de la place à différentes parties de nous à chaque jour de l’aventure :

  • Jour 1 : L’enfant intérieur
  • Jour 2 : L’adolescent
  • Jour 3 : L’adulte
  • Jour 4 : Le sage

J’ai structuré ce récit par jour de navigation.

Préparation expédition canot-camping
Arrivée la veille à Matapédia, en mode préparation des bagages

Jour 1 : l’enfant, ou la frustration de ne pas être bon du premier coup

Réveillé tôt par l’excitation de cette nouvelle aventure, je me lève pour finaliser mes bagages (préparés la veille au camping où on s’est rejoint) et m’assurer de ne pas être en retard! Déjà, je peux voir le stress de l’enfant de ne pas faire attendre les autres. Toujours prêt à l’avance!

Les hommes prêts pour l'aventure!
Les hommes prêts pour l’aventure!

Une fois le tout chargé dans le véhicule qui nous transporte, on roule pendant un peu moins de 2h jusqu’à notre point de départ, au km 32 de la rivière Kedgwick au Nouveau-Brunswick. On met un canot et 3 kayaks à l’eau pour les 5 hommes et tout nos bagages.

C’est excitant ce début d’aventure. En même temps, je me sens désorienté, ne sachant pas trop comment m’organiser. Ah oui! Je n’ai pas dit que c’est ma première expérience de canot-camping en rivière et que je n’ai pas canoté depuis plusieurs années.

Départ de l'expédition sur la Kedgwick
Départ de l’expédition sur la rivière Kedgwick.

Je commence en avant du canot avec un autre homme débutant en arrière pour nous diriger. Ça prend un certain temps à aller dans la direction qu’on souhaite et ne pas frotter constamment sur le fond (le niveau d’eau de la Kedgwick étant très bas). Je vois que mes connaissances intellectuelles de la dynamique de rivière ne sont pas suffisantes pour bien diriger un canot au bon endroit de la rivière! Et je vois que c’était difficile de lâcher prise et simplement continuer de pagayer sans tenter de nous diriger quand il semblait avoir de la difficulté derrière. « Moi je sais comment faire » disait mon enfant intérieur.

Et quand ça a été mon tour de m’asseoir derrière. Ouch! Ça a été toute une débarque pour mon ego. Non, je ne suis pas tombé du canot, mais je n’arrivais pas à maintenir le cap que je souhaitais! On zigzaguait constamment et les autres hommes, en kayak, étaient beaucoup plus loin devant. J’avais l’impression de pagayer beaucoup plus fort que le matin et on n’arrivait pas à les rattraper. Je voyais l’enfant intérieur, frustré de ne pas être bon déjà! Et j’ai compris plus tard qu’il y avait de la peur de ne pas arriver à contrôler le canot, de chavirer dans les rapides (j’y reviens le jour 4!).

Savoir quelque chose mentalement n’est pas suffisant. L’intégration demande de la pratique, de l’expérience.

Moi qui dirige le canot.
À mon tour d’être à l’arrière et de diriger le canot.

Avec quelques conseils de l’homme du groupe qui était expérimenté, les coups de pagaie de mon partner et moi se sont améliorés et ça a été de plus en plus facile. Comme quoi, travailler plus fort n’est pas toujours la meilleure option.

Être déterminé et persévérant à être de plus en plus précis et travailler intelligemment est beaucoup plus pertinent que de se donner à fond avec une mauvaise technique ou stratégie.

On a campé sur une plage de galets d’une ile de la Kedgwick, tout près de l’embouchure de la rivière Restigouche après 32 km de descente sous un soleil ardent, avec peu de rapides, mais beaucoup de haut-fonds à marcher à côté du canot. J’étais épuisé en fin de journée, mais satisfait d’avoir persévéré. J’ai l’impression de ne pas avoir vraiment apprécié le paysage pourtant vraiment naturel et impressionnant. J’étais vraiment plus concentré à faire avancer ce canot!

Lever de soleil sur le premier camping
Lever de soleil sur le premier camping sur une ile de la Kedgwick.

Jour 2 : l’adolescent, ou la recherche de la reconnaissance

J’offre un petit cours de botanique 101 aux hommes à leur nommer le nom de plusieurs plantes qu’on retrouve près du campement. J’aime enseigner, transmettre des connaissances. En même temps, avec du recul, je réalise que je cherchais plus à leur montrer que je savais le nom de beaucoup de plantes plutôt que de m’intéresser à ce qu’ils avaient vraiment l’élan d’apprendre. « Ti-joe connaissant » est encore là aujourd’hui!

Aujourd’hui, je commence la journée dans un kayak. J’ai déjà fait du kayak et pourtant j’ai l’impression de ne pas réussir à aller droit! Le courant de la rivière, la longueur des kayaks (de mer), la différence par rapport au canot, je cherche les excuses pour expliquer que je ne suis pas plus habile à me diriger où je veux, une journée de plus. Bon, jusqu’à ce que je mette le gouvernail à l’eau et qu’à un moment je me décide à ajuster les pédales!

Moi en kayak et chalet de pêcheurs
Je suis en kayak aujourd’hui. Devant un des nombreux chalets de pêcheurs. Ici celui de la Irving.

On navigue sur la Restigouche aujourd’hui. Il y a un peu plus d’eau et de courant, ça frotte moins souvent au fond. En kayak, je me sens beaucoup plus à l’aise de regarder tout autour et de ne plus que me concentrer sur mon coup de pagaie et le courant de la rivière (une fois mes pédales ajustées). Ça laisse du temps pour la contemplation.

Prendre le temps d’observer les paysages grandioses de cette rivière encavée dans une vallée, les poissons dans l’eau translucides qui permet de voir profondément, les nombreux pygargues à tête blanche qui nous survolent, et même une femelle orignal qui s’abreuve dans la rivière. Il y a à observer tout autour! Et en moi! Que de beauté!

On s’arrête à différents endroits pour camper avant de trouver un spot convenable, ce qui fait qu’on s’arrête très tard après 8h de pagayage et 40 km de descente. On est claqués!

Des pâtes au sable pour souper!

Une fois les tentes montées, les hommes se baignent et moi je me lance dans la préparation du souper. Je vois que j’aimerais prendre le temps d’aller me baigner aussi, mais je suis dans l’ado et dans les « il faut que »… et là, « il faut que » je prépare le souper avant que la noirceur tombe. Je vois la croyance que je pourrai me reposer quand toutes les tâches seront effectuées. Ou encore que se reposer ou « ne rien faire » est une perte de temps. C’est long à déconstruire ces croyances!

On cuisine sur de petits brûleurs vissés sur les bonbonnes de gaz. Avis à ceux qui utilisent ça… si vous utilisez une casserole lourde pleine de pâtes pour 5 hommes, il se peut que l’une des pattes qui soutient la casserole se torde avec la chaleur et fasse basculer le tout! C’est ce qui est arrivé… tous nos penne se sont retrouvés dans le sable.

Et là, j’ai vraiment touché à la partie en moi écoeurée, démunie, frustrée. J’ai vu que les chances d’offrir un bon souper se sont évanouies, infiltrées dans le sable. Et l’ado, qui avait envie d’être félicité pour le bon souper (peut-être pas autant que le risotto ou le canard confit qu’un homme avait suggéré de préparer, mais quand même!). Et j’ai vu comment, une fois désemparée, cette partie de moi fige. En plus, j’avais oublié de mettre les champignons déshydratés au début de la cuisson de la sauce.

Heureusement, des hommes sont venus à ma rescousse pour ramasser les penne pleines de sable, et les rincer dans la rivière dans un sac en filet, continuer de les bouillir, les rincer de nouveau et les rebouillir. Le souper est sauvé! Presque pas de croustillant sous la dent malgré les petits grains de sable collés dans l’intérieur des penne.

Alcool, désir de connexion et indépendance

Malgré l’aide reçue et le souper sauvé, ç’en est trop pour cette partie de moi, maintenant frustrée. Elle ne se gêne pas pour le montrer, en mode passif agressif. Et vraiment exacerbée par cet homme qui parlait de risotto et qui est là assis sur sa chaise de camping à prendre une bière et nous regarder nous affairer à préparer le souper.

Cet homme qui a décidé d’apporter huit bières parce qu’il n’avait pas confiance que j’en aurait acheté assez. J’en avait acheté une par personne pour un des soirs. J’avais envie qu’on ne prenne pas de la bière tous les soirs, mais je n’avais pas fait une demande claire à cet effet.

Énergétiquement, il y a des dynamiques qui se jouent entre lui et moi. Dynamique de pouvoir. Mon ado qui cherche inconsciemment la reconnaissance de mon père en lui. Et qui sent qu’il n’en fait pas assez. Que ce qu’il fait n’est pas suffisant. Et qui n’apprécie pas la dynamique alcolo de « la journée est finie, je m’ouvre une bière en arrivant ». En écrivant ça, je vois comment, ado, je n’ai pratiquement pas pris d’alcool avant mes 18 ans. Probablement en réaction à mon père qui prenait de l’alcool beaucoup trop souvent à mon goût. J’avais envie de vivre de la connexion avec lui (ici représenté par cet homme) et l’alcool nous éloignait de la connexion, nous remontait en surface, ne nous permettant pas de connecter en profondeur. Ça me rend triste de voir cette dynamique. De voir combien de gens prennent de l’alcool en espérant mieux connecter avec les autres, et comment je sens que ça éloigne d’une connexion authentique, comment ça active une projection de soi qui n’est pas connecté avec le soi authentique. En tout cas, c’est ce que je sens qui se passe pour moi.

Je suis resté pris toute la soirée avec cette frustration. Ça a été plus difficile à digérer que les pâtes aux sables! Comme si la colère n’avait pas sa place pour être exprimée, que ce n’était pas correct de vivre de la colère. Pourtant, il y a beaucoup de sécurité avec ces hommes pour exister. Je vois à quel point ça prend de la sécurité dans mon système pour vivre ma colère sainement et qu’elle ne sorte pas en passif agressif. Comment l’ado ne sentait pas qu’il avait de la place pour vivre sa colère… à part seul dans sa chambre, à « revnir [en famille] quand il aurait un sourire dans face ».

Je ressens de la compassion pour cet ado en moi en écrivant tout ça. Il cherchait de la connexion. Il cherchait à exister dans ses besoins et se sentait démuni face à faire des demandes.

Demander de l’aide, du soutien, est extrêmement difficile pour lui. Ça voudrait dire qu’il n’est pas suffisant pour tout faire seul. Comme si demander de l’aide diminue sa valeur intrinsèque. Et avec une croyance bien apprise de mon père : « Dans la vie, arrange toi pour ne jamais dépendre de personne. » Indépendance, indépendance, indépendance! (Et je ne crois pas être le seul homme avec ce pattern!)

Jour 3 : l’adulte

Alors que la veille je me souvenais au matin de rêves érotiques, ce matin je me souviens plutôt de rêves liés au travail, d’être stressé de ne pas remettre un livrable à temps. Intéressant comment les rêves concordent aussi avec la thématique de la journée. En écrivant ça, je réalise que ça fait 5 mois aujourd’hui que mon année sabbatique a débuté.

Matin sur la Restigouche
Encore « poqué » de ma nuit avant de partir pour la 3e journée.

La frustration de la veille n’est pas complètement digérée ce matin. Une première averse pendant qu’on déjeune et qu’on défait le camp contribue à la frustration. Je n’ai pas l’expérience de canot sous la pluie et je ne sais pas trop comment me vêtir. La pluie s’arrête finalement rapidement une fois partis et nous permet de bénéficier des nuages et d’une journée moins brûlante que les deux précédentes.

Le premier jour, on a vu notre premier pygargue à tête blanche et, excités, on a pris le temps de l’observer longuement, émerveillé par la beauté de cette vision de l’aigle qui nous survole. À bien prendre le temps et en profiter parce que ce sera peut-être le seul du voyage! Et au fil des jours, et des observations de pygargues, l’émerveillement s’étiole et ça devient juste la normale que de voir des aigles. C’est triste de voir cet habituation, de voir comment l’émerveillement s’amenuise rapidement avec la répétition. J’ai aussi vu le parallèle avec les femmes. Il y a une femme qui s’intéresse à moi et il y a une partie de moi toute excitée, parce que ce sera peut-être la seule! Je ne réalise pas dans l’instant qu’il y en aura plusieurs autres tout au long de mon aventure sur cette Terre!

Ce soir, en arrivant au camp sous la pluie, je me permet de m’amuser au « lancer de la hache » pour passer la corde sur une branche qui nous permettra de tendre une bâche. Ce n’est pas la façon de faire optimale, mais ça m’amuse! Je me permets aussi d’aller me baigner dans la rivière avant d’aider à la préparation du souper. J’ai bien appris la veille! J’écoute mes besoins et tente de ne pas laisser les croyances de l’ado s’imposer.

Il y a un autre couple qui occupe aussi le même camping que nous ce soir. De les voir ensemble, réveille un désir de vivre ça aussi ça un jour, vivre de la complicité, vivre des aventures en couple. Je me rends compte que je m’ennuie de la tendresse, de l’affection, d’être collé contre un autre être humain, de préférence humaine! Deux semaines maintenant que je n’ai pas de nouvelles de Daphney avec qui je pouvais vivre tout ça. Il y a beaucoup de pensées qui tournent autour des relations, de la connexion et de la sexualité.

Jour 4 : le sage, ou l’accueil de ce qui existe en moi

Ayant beaucoup moins de kilomètres à parcourir en ce dernier jour, on se permet de prendre plus le temps de défaire le camp et de contempler. C’est vraiment un endroit magnifique ici. Ça me donne vraiment le goût d’avoir un endroit magique comme ça où je peux me déposer à l’occasion avec de la nature et sans signal cellulaire. Juste la connexion à la nature et à moi-même!

On se permet même d’aller jouer dans l’eau. En fait, on veut se laisser flotter dans l’eau à descendre le rapide qui est situé à côté du camp. À l’approche du rapide, je vois en moi la peur de l’eau. J’entends clairement les « Va pas trop proche de l’eau, c’est dangereux! Tu vas te noyer! » Je vois combien cette partie de moi a peur de mourir noyée! Je prends le temps de le nommer aux hommes. Juste de nommer, de reconnaitre la peur, m’offre de l’espace pour oser surpasser cette peur. Je me laisse tomber dans l’eau et me laisse flotter dans le rapide. J’ai même du plaisir et je décide de le refaire! Yeah!

Rapides
On joue dans les rapides en se laissant descendre dans le courant.

Dernière journée sur l’eau! Je finis l’aventure dans le canot après deux jours en kayak. C’est beau de voir toute la différence d’aisance à nous diriger où on veut. À avoir hâte à des rapides et être excités par le son des remous! Toute une évolution en quelques jours! Comme quoi je peux rapidement me sentir à l’aise dans quelque chose de nouveau si je me laisse la chance d’expérimenter et d’apprendre. Combien aussi le fait d’avoir surmonté la peur de l’eau change complètement la perspective. Je me sens moins crispé à l’idée de tomber à l’eau si on ne fait pas une manoeuvre « parfaite » dans un rapide.

Dans le dernier segment de la Restigouche, de plus en plus de chalets, de véhicules, de gens, bref on retourne progressivement à la civilisation. Ça clashe avec les jours précédents et ça permet de voir comment c’est bon parfois de sentir seuls au monde.

Beaucoup de gratitude d’avoir pu vivre cette expérience, d’avoir goûté au défi sportif, d’avoir pu prendre du temps pour la contemplation (même si j’en aurais pris plus), d’avoir partagé ça avec les hommes avec qui je me sens bien d’exister [la plupart du temps]. C’était bon de pouvoir se voir soi et nos dynamiques dans un contexte différent de comment on se rencontre généralement, de partager dans des cercles de parole tous les soirs, de s’offrir les cadeaux de moments agréables et aussi de déclenchements!

Faits saillants des cadeaux de l’aventure

Voici en vrac des éléments que j’ai envie de retenir !

Le défi sportif, c’est beau! Mais difficile à combiner avec la contemplation.

La qualité de l’alimentation, ça fait une différence sur mon niveau d’énergie. Les fruits et légumes frais me manquent dans cette aventure.

L’eau, c’est pas si dangereux! Un gilet de sauvetage, ça flotte! On peut même avoir du plaisir [à descendre des rapides] quand on surpasse une peur et qu’on l’apprivoise.

C’est vraiment agréable de se baigner nu dans la rivière.

C’est vraiment agréable de pouvoir plonger sa gourde (qui a un filtre intégré) directement dans la rivière et boire! On a de la chance d’avoir accès à de l’eau de qualité.

Quelque chose qui est nouveau, comme descendre un rapide et diriger une embarcation, ça peut demander beaucoup d’attention au départ. Je peux en avoir une très bonne compréhension mentale, mais c’est vraiment dans l’expérience, dans la répétition, dans l’essai et erreur, dans l’observation des plus expérimentés, que ça devient de plus en plus fluide, intégré, intuitif!

J’ai goûté combien c’est difficile pour la partie ado en moi de demander de l’aide. Comment c’est difficile aussi de vivre sa colère. Ça prend énormément de sécurité pour y arriver.

J’ai pu observer toute la recherche de la reconnaissance, du sens de ma place à l’oeuvre dans les dynamiques relationnelles de cette aventure.

Je touche à ce qui a envie de vivre de la connexion, de l’authenticité dans mes relations proches et comment la consommation d’alcool (par moi et les autres) est un obstacle à vivre ça.

J’ai envie d’avoir accès à un endroit en nature où je peux me déposer loin de la civilisation et de tout signal cellulaire.

Beaucoup de gratitude pour cette aventure, d’avoir pu vivre tout ça avec des hommes avec qui je sens de la sécurité, d’avoir eu du beau temps et très peu de moustiques.

Je suis bien curieux de vous lire en commentaires sur ce que ça vous fait de me lire? Avez-vous déjà vécu des aventures similaires qui vous ont permis des prises de conscience que vous avez envie de partager?

Cet article a 2 commentaires

  1. Claire G-L (Frelighsburg)

    Allo !

    C’est intéressant ce que tu rapportes !

    Moi aussi je commence à exprimer ma colère de facon saine. Tout comme apprendre à diriger un canot, c’est un apprentissage qui s’intègre avec la pratique, l’observation et la guidance d’une personne expérimentée. J’ai pu exprimer de la colère dans le cadre du travail pour la première fois d’une facon non-interiorisée et de facons respectueuse (pour moi et l’autre) et en étant recu. Moi aussi, je réalise peu à peu que ca me prends pas mal de sécurité pour en arriver à ce niveau d’aisance.

    Bonne continuation !

  2. Jean-Philippe

    Salut Claire!
    Merci pour le parallèle que tu fais entre l’expression saine de la colère et diriger un canot! J’aime ça!
    Content de lire que tu as pu le pratiquer et être reçue.
    Bonne navigation de l’expression des émotions!

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