Voici, pour me rappeler, les perles de sagesse de mon dernier week-end de formation en communication non violente. Il s’agit du 3e bloc de formation de la 3e année d’intégration avec Conscientia.
Je suis conscient qu’il manque du contexte pour bien comprendre et intégrer ces éléments, mais si ça peut éveiller quelque chose pour vous et vous inciter à en apprendre plus sur la communication, je serai satisfait!
- 80 % du temps, les gens ont d’abord un besoin d’empathie. Tant qu’ils ne se sentent pas vus, entendus, ils reviennent à la charge avec leur histoire, leur émotions.
- Se relier à l’humanité de l’autre (empathie) ne veut pas dire que je suis d’accord avec le comportement de l’autre.
- Offrir de l’empathie permet de désamorcer, de créer de l’espace pour descendre plus en profondeur. Ça nécessite un engagement de la personne qui écoute pour être ressenti par la personne qui s’exprime. L’intensité de l’engagement doit « accoter » l’intensité de la douleur de la personne écoutée. Les mots ne suffisent pas toujours. Parler au cortex préfrontal ne suffit pas! C’est dans le système nerveux autonome que c’est ressenti!
- En lien avec le point précédent, j’ai touché personnellement à l’importance de la posture intérieure comme écoutant. Quand l’autre s’exprime, est-ce que je cherche quelque chose? Est-ce que je cherche à amener la conservation quelque part? Ou à faire comprendre quelque chose à l’autre? Ou bien je suis un contenant, vaste, qui peut recevoir ce que l’autre souhaite exprimer?
- J’ai touché une fois de plus l’importance de l’état régulé du système nerveux! Sans ça, il n’y aura pas la sécurité nécessaire à aller vraiment en profondeur dans la vulnérabilité. C’est toute la beauté de la co-régulation!
- J’ai beaucoup plus de ressources à ma disposition que ce que j’imagine! Autant des ressources intérieures qu’extérieures.
- Des exemples de ressources sur lesquelles je peux m’appuyer pour matérialiser mes intentions : ma capacité d’analyse, mon écoute, le courage d’avoir des discussions inconfortables, ma capacité d’introspection, et tellement plus. Et aussi des ressources extérieures : la nature, les cercles d’hommes, les thérapeutes, vous! mes amies et amis, des méditations guidées, la musique ou les livres inspirants, etc.
- Bref, je ne suis jamais seul! (Une croyance que j’essaie d’intégrer!)
Courir un marathon, ça prend de la pratique! Un jour ce sera facile, mais on ne peut pas savoir quand!
Marcelle Bélanger
En lien avec la citation précédente :
- C’est la même chose pour un changement d’habitude, de comportement, de posture intérieure.
- Ça nourrit pour moi l’espoir et la persévérance à continuer le chemin de la pratique.
- Ça peut expliquer à certains qui ont entendu parlé de CNV pourquoi vivre 3 années d’intégration de CNV! La communication non violente, ce n’est pas juste des concepts mentaux, c’est un changement de posture intérieure, c’est une reprogrammation de certaines croyances, c’est de développer de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes. Et ça, ça demande une reprogrammation des neurones! Et ça demande aussi tout un chemin d’introspection et de travail sur soi à accueillir toutes les parties de soi qui peuvent être « dans le chemin ».