Un article pour me rappeler et partager les perles de sagesse de mon dernier bloc de formation en communication non violente (CNV). Il s’agit du 4e bloc de formation de la 3e année d’intégration avec Conscientia. Le thème de ces 5 jours de formation : Cohérence et non-dualité
Projet de changement social
En février, lors du premier bloc de la 3e année d’intégration, on avait à voir de quelle façon on souhaitait contribuer au changement social avec un projet à mettre en oeuvre durant cette année.
À ce moment, je souhaitais nourrir l’espoir et diminuer le sentiment d’impuissance en moi et autour de moi. Je voulais toucher au sens de ma place, apprendre en expérimentant, goûter au pouvoir de la vulnérabilité et de l’authenticité.
Ce que je souhaitais voir apparaitre dans le monde avec ce projet, c’était plus de conscience, plus d’espoir. Une perception différente des enjeux environnementaux, des décisions plus alignées avec le vivant. Je m’engageais donc concrètement à partager en ligne des réflexions, prises de conscience, textes artistiques, etc. durant ma sabbatique. Et ce, avec les gens qui ont envie de le voir dans mon réseau.
Il est devenu clair pour moi que ça passerait par l’écriture, dans un blogue, à l’extérieur des médias sociaux. Pour nous permettre de ralentir, sortir de la frénésie et de la commercialisation de notre attention propres aux médias sociaux.
Lors du 4e bloc de formation, j’ai présenté un court compte-rendu des résultats, défis et apprentissages rencontrés lors de la concrétisation de ce projet dans les 6 derniers mois. J’ai pris un petit moment d’écriture automatique la veille pour exprimer un peu de mon expérience de partage de blogue.
D'un espace d'élan, me laisser exister
Dans toute ma créativité, longtemps refoulée.
Pas assez bon, pas assez travaillé pour être partagé.
Imparfait, vulnérable, oser me montrer!
Pas à pas, le rythme est respecté,
Progressivement, se crée la sécurité
Pour innover et plus largement partager.
Imparfait, vulnérable, oser me montrer!
Toute la beauté que je peux créer.
Toute la beauté maintenant peut se révéler.
En moi, avec toi, dans la nature, en communauté.
Imparfait, vulnérable, oser me montrer!
Incliné, devant le mystère de la Vie!
Oser vivre la spontanéité, suivre les envies.
M'ouvrir, m'ancrer, plonger dans la profondeur de la Vie.
Parfait comme ça, oser vivre ma vie!
Comme on n’avait que 5 minutes pour présenter, je n’ai pas eu la chance de tout nommer ce que j’aurais voulu. Alors, voici une version longue des résultats, défis et apprentissages que m’a apporté mon projet d’écriture de blogue jusqu’à maintenant.
Résultats
Quelques résultats en vrac :
- Mise en ligne le 15 juin
- 31 articles publiés, plusieurs encore en rédaction ou encore au stade d’idées!
- 17 commentaires en date du 30 août
- Discussions riches avec mes parents sur des sujets que je n’avais pas abordés encore.
- Plusieurs déclenchements intérieurs et émotions que j’ai pu accompagner, notamment en lien avec le fait d’être vu.
- Nouveaux liens avec des gens, discussions nourissantes. Plusieurs ayant vécu des expériences qui résonnent avec ce que je partage.
- Plusieurs personnes m’ont partagé être inspirées à se remettre à l’écriture.
Défis et apprentissages
Un résumé de ce que j’apprends jusqu’à maintenant :
- En écrivant quand j’en ai vraiment l’élan plutôt que de me forcer à écrire parce que « je le dois », j’ai du plaisir à écrire! Je sens que c’est aligné et je vois que je suis vraiment plus productif.
- Je sens que j’ai vraiment respecté mon rythme dans ce projet de blogue. En prenant soin d’accompagner ce qui se vivait en moi à l’idée de me montrer vulnérable en ligne, à l’idée de recevoir des commentaires, d’agrandir l’audience, etc. Je célèbre ce respect de mon rythme, pas à pas et je sens que je pourrai aller plus loin que si j’avais trop stretché ma limite dès le début.
- Quand je m’engage auprès de moi et surtout auprès d’autres personnes, c’est un moteur vers l’action. Honorer des engagements libère de l’énergie pour avancer.
- J’apprends à oser exister comme je suis en écrivant ce blogue. Être vu comme tel. Avec toutes mes couleurs, avec ce qui es confortable et ce qui est inconfortable.
Il y aura quelqu’un qui va résonner avec ce que je vis, ce que j’écris, peu importe le niveau de conscience, d’ancrage, de vibration du moment. Et ce ne sera jamais tout le monde qui va résonner avec tout ce que j’écris. Bref, l’imperfection n’existe pas!
- Je vois ce qui est nourri en moi quand je reçois des commentaires soutenants. Et je m’observe dans ma posture lorsque j’écris afin de ne pas écrire d’un espace où je veux aller chercher la validation par ma façon d’écrire, par ce que je choisis de publier. C’est ok d’être nourrit par les autres et en même temps, je ne souhaite pas que ce soit la source de ma motivation à publier. Je souhaite rester en intégrité avec ce qui est vivant en moi.
- J’ai voulu écrire une ligne éditoriale comme guide pour rester en cohérence. Je n’en ai jamais eu l’élan véritable encore. Je perçois que cette idée partait plus d’une peur que d’un élan.
- Je célèbre la cohérence d’avoir créé un blogue plutôt que d’avoir publié sur les médias sociaux même si ça m’a demandé plus d’énergie pour créer un site web et occasionné des frais pour l’hébergement web sans pub.
Les différentes présentations des gens qui suivent la formation avec moi m’ont vraiment permis de nourrir l’espoir, la célébration, la joie, la beauté de notre humanité. Après plusieurs présentations en lien avec des projets inspirants en milieu de travail, ça m’a redonné envie de voir comment j’ai envie d’incarner une posture différente dans mon milieu professionnel. Le changement social est en marche!
J’ai aussi touché au désir d’élargir l’audience en facilitant le partage des articles et en vous encourageant à les partager! (lien à venir vers un article sur comment contribuer)
Cohérence
On pourrait définir la cohérence comme un processus de réalignement constant de ce que je choisis pour être en cohérence avec mes aspirations avec moi, avec l’autre et dans le monde. Quelques prises de conscience et éléments pertinents en lien avec la cohérence :
- Je constate qu’en cette année sabbatique, il y a de plus en plus de cohérence dans mes choix.
- En prenant conscience des impacts sur moi, sur les autres et sur le monde quand je fais des choix qui ne sont pas en cohérence, ça nourrit vraiment le sens de tendre vers toujours plus de cohérence.
- Je touche comment la cohérence est un moteur pour l’évolution, comment ça peut libérer de l’énergie pour vivre ce à quoi j’aspire.
- Je peux voir aussi que, quand j’agis en incohérence, c’est une partie blessée de moi qui choisis… en cohérence avec ses croyances!
On m’a reflété à plusieurs moments pendant le week-end que je semblais plus détendu, plus serein, moins stressé. Un impact de mes choix plus en cohérence des derniers mois. Mon système nerveux s’est détendu et ça parait maintenant dans mes traits, ma posture, mon énergie! 🙂
Non-dualité
Qu’est-ce que c’est dans l’optique de la CNV? Quelques mots clés : accueil de ce qui est, ouverture à l’autre, embrasser tout ce qui se vit, écouter à partir du coeur, se relier à l’humanité, intégrer, vivre le sacré, vivre la spiritualité.
- La dualité vient beaucoup de ce que je me raconte, des jugements que j porte.
- La non-dualité, c’est m’ouvrir à la perspective de l’autre. ET ça peut aussi être de rester ferme dans ce qui est important pour moi.
- Une des prémisses de la CNV est d’apprendre à se relier à la souffrance de l’autre, à voir la beauté de la souffrance, à accueillir la souffrance.
- Quand l’autre agit d’une manière qui me fait réagir, est-ce que je choisis de me relier à son humanité ou de réagir à son humanité?
- J’ai touché encore une fois à la puissance de ralentir, de respirer profondément, lennnnntemennnnt quand je vis une réaction. C’est un des outils pour faire passer le système nerveux du sympathique au parasympathique (ventral). J’écrirai prochainement un article sur la théorie polyvagale et les branches du système nerveux autonome.
Si j’incarne ce à quoi j’adhère, ça a un impact beaucoup plus grand que de tenter de convaincre quelqu’un d’adhérer à ce que je propose.
La sagesse du coeur
- Pour vivre de la non-dualité, c’est de la sécurité qu’on offre à soi et à l’autre. L’engagement relationnel n’est possible que s’il y a de la sécurité physiologique et émotionnelle.
- Dans plusieurs exercices, j’ai touché à une partie de moi qui cherche. Cette part de moi cherche à comprendre ce qui se passe chez moi, chez l’autre. Elle veut régler quelque chose. Bref, elle cherche à éviter la souffrance, l’inconfort. Et accueillir cette part de moi crée de l’espace pour la présence pour mieux accueillir l’inconfort ensuite.
- J’ai touché aussi à une partie de moi qui vit de l’impatience. Qui se dit que c’est trop long d’attendre que les humains changent, que les changements sociétaux devraient se faire plus vite. Cette partie juge aussi que c’est long pour moi de vivre ce que je souhaite vivre. Ça fait 6 mois que je suis en sabbatique et tout n’est pas encore clair pour la suite!
- Une clé : Revenir à la sagesse et la profondeur du coeur pour vivre la non-dualité. Sortir du mental pour goûter l’autorité du coeur, de l’Amour.
- Pour vivre le changement social, je dois d’abord créer de la sécurité en moi. Vivre l’harmonie, la non-dualité.
- J’ai pris plusieurs engagements envers moi, dont un de m’étirer tous les matins en ouvrant la cage thoracique et en prenant au moins 3 grandes respirations pour me rappeler que j’ai un coeur! Me connecter à lui et vivre de la gratitude qu’il batte encore et me permette de vivre pleinement.
On a pu prendre connaissance des engagements essentiels pour vivre la CNV tel que préparé par Miki Kashtan et voir où on en était à l’aide d’une situation précise. En réalisant cet exercice d’auto-évaluation, je constate que :
- Pour la majorité des engagements, je vois que j’aimerais faire mieux.
- Je vois que je me juge sévèrement. Il y a une partie de moi exigeante qui cherche la transformation, l’évolution.
- La recherche de soutien revient constamment pour les différents engagements. Je vois comment il y a encore des parties de moi qui ont de la difficulté à trouver légitime de demander du soutien.
Ensemble, chacun à sa place, à agir en cohérence, à rayonner son essence, on peut toucher à la profondeur de la force de la communauté.