Je parlais de l’épisode décrit dans cet article avec une amie. Et elle m’a rappelé les propos de Sonia Lupien qui parle brillamment du stress. Vous connaissez l’accronyme CINÉ qu’elle a inventé? Il catégorise les éléments à l’origine du stress :
- Contrôle faible sur une situation
- Imprévisibilité
- Nouveauté
- Égo menacé.
Je revois ça et je me dis que je n’ai pas à être étonné si je suis stressé même si je ne travaille pas!
Pour m’aider à me valider et m’accueillir quand je vis du stress, rappel à moi-même de quelques ingrédients actuels qui cochent un ou plusieurs des éléments du CINÉ :
- Je me pratique constamment à me jeter dans le vide en ne planifiant pas trop à l’avance ce que je fais, où je vais, etc. Parfois, je ne sais pas où je dormirai le soir même (j’ai toujours l’option de dormir dans mon auto, mais je dois quand même la stationner quelque part!)
- Je n’ai pas de maison ou de lieu stable qui peut me servir de « refuge », qui est un « chez moi » confortable et connu (sauf mon auto).
- Je n’ai aucun revenu depuis le début de ma sabbatique, je vis sur mes économies.
- Je rencontre de nouvelles personnes que j’apprends à connaitre et des relations existantes évoluent.
- Je me partage et m’expose sur ce blogue.
- Je vis plusieurs processus de développement personnel (lectures, formations, thérapie, etc.).
- Je n’ai pas encore toute la clarté sur le sens de ma place dans le monde.
Hum! Je vis de la compassion pour moi en énumérant ça. C’est ok qu’il y ait du stress. Et ça serait ok aussi que je change certains de ces éléments. Pour prendre soin du respect de mon rythme. Trouver des stratégies qui me permettent de vivre ce que je veux vivre tout en maintenant un niveau de stress acceptable dans mon corps! Et des pratiques qui peuvent m’aider à mieux vivre avec ces 4 éléments du CINÉ. Je vous en reparle dans un autre article éventuel!
Je ne vais pas commencer à stresser devant le stress quand même!
Et vous, quelles ont vos meilleures stratégies pour mieux vivre le stress?
Une des mes stratégies personnelles est de me rappeler que je ne suis pas en danger, que je suis en sécurité. Que j’ai besoin de respirer afin d’accueillir ce passage de tension et le laisser couler, comme il n’est pas réellement réel. Qu’il vient de moi et que je peux le contrôler, accueillir la situation et lâcher prise sur les « attentes ». Depuis que j’ai pris conscience de ma tendance à l’anxiété et au stress, de ce qu’ils sont, je suis de plus en plus en contrôle et je fais presque plus de « crise ». Je comprends que je suis la seule responsable.