Il y avait un magnifique soleil ici il y a 3 min et maintenant une averse intense. La météo change constamment et parfois drastiquement et de façon surprenante. On peut avoir un nuage très foncé qui cache le soleil et obscurcit le ciel subitement.
Il en est de même pour les émotions. D’un état de joie ou d’un état neutre, il peut y avoir un déclencheur (un appel, une rencontre, une pensée, une musique ou une odeur qui évoque un souvenir, etc.) qui fait surgir une émotion subitement.
À ce moment précis, en moi, c’est de la tristesse. Une partie de moi aurait juste envie d’être prise dans des bras chaleureux et aimants.
Je peux la fuir, faire semblant que ce n’est pas là, rationaliser et m’expliquer pourquoi ça n’a pas raison d’être, me divertir, utiliser un addiction pour ne pas ressentir.
Elle n’est pas disparue. Toujours là, seule, dans l’ombre. Provoquant un malaise, un mal-être plus ou moins perceptible selon l’intensité de l’émotion et l’intensité de la fuite!
Ou je peux la voir. La laisser exister. Pleinement. Laisser les larmes couler. Entrer en relation avec elle, entendre ce qu’elle a à me révéler. Dans ce cas-ci c’est un besoin de lien, de sécurité, d’affection. Cette partie de moi n’a pas envie de se retrouver seule.
Et le soleil peut revenir aussi subitement qu’il a été obscurci. À ce moment précis, le soleil est revenu après une courte averse surprise. Tout comme la tristesse en moi, qui a été vécue, et laisse sa place à une autre émotion, une autre vibration. Une émotion vécue ne durerait en moyenne qu’environ 90 secondes. À moins qu’on ne l’alimente avec des pensées, avec l’histoire qu’on se raconte.
Parfois, ce qui se passe à l’extérieur est le reflet de ce qui se passe à l’intérieur!
Une graine dans la noirceur
Laisser couler la rivière
La pluie qui fait fleurir
Le composte qui nourrit
Ouvrir son coeur au bonheur
Laisser entrer la chaleur
Faire face au côté obscur
Danser avec son ombre
Pousser, grandir, évoluer