Je croisais une amie récemment qui me disait qu’elle apprécierait beaucoup pouvoir laisser des commentaires sous les articles de blogue. J’ai envie de vous partager pourquoi j’avais désactivé cette option avant ce matin.
Étape par étape
D’abord, c’était déjà une grosse étape d’oser être vu et de partager un blogue qui livre des partages parfois (voire souvent) vulnérables. En plus, un site imparfait dont les pages ne sont pas encore toutes pleinement fonctionnelles. Alors, pour prendre soin du respect de mon rythme et apprivoiser la « bête » étape par étapes, je me suis donné les étapes suivantes :
1- Partager le blogue dans mon réseau seulement, commentaires désactivés. Site non référencé (on ne devrait pas pouvoir le trouver sur Google).
2- Activer mes commentaires avec une audience encore restreinte pour voir comment ça se passe. À la date de cet article, on en est à cette étape.
3- Élargir l’audience en vous permettant de partager les articles.
4- Référencer le site pour qu’il puisse être trouvé par quelqu’un « par hasard ».
Ce que ca me fait vivre d’activer les commentaires
Tout ça me permet d’expérimenter ce que ça me fait vivre d’être vu. Je peux prendre le temps d’accompagner les parties en moi qui vivent des déclenchements. Par exemple, à l’idée d’activer les commentaires, voici un aperçu de ce qui se vit en moi :
- Il y a une partie de moi qui a peur d’avoir à gérer des commentaires inapropriés, haineux, du spam, de la pub non sollicitée, etc. Elle ne veut pas passer son temps à gérer des commentaires.
- Il y a une partie de moi qui a peur d’être déclenchée si les gens ne sont pas d’accord avec ce que je partage, si elle est critiquée. Si je présente authentiquement ce que je suis et que c’est critiqué, non valable pour l’autre, ça prend une bonne estime de moi pour ne pas vouloir me refermer et limiter mes partages vulnérables. Ça prend une bonne sécurité intérieure! Et c’est (entre autres) ce que je travaille à solidifier cette année!
- Il y a une partie de moi excitée à l’idée de pouvoir entretenir du lien en interagissant avec vous. Jusqu’à maintenant, je sentais que c’était pas mal à sens unique. Et outre pour les quelques uns d’entre vous qui me l’avez dit, je n’ai pas un moyen de savoir combien de personne me lisent (j’ai désactivé les statistiques) et ce que ça leur fait vivre.
Si j’écris quelque chose de superficiel qui ne représente pas vraiment mon essence, et que vous le critiquez, ça n’atteint pas le coeur de ce que je suis. Mais recevoir une critique quand je me livre authentiquement, c’est plus difficile à recevoir. C’est comme de me faire dire que ce que je suis n’est pas valide, que ça ne peut pas exister comme tel. Ouch!
Et maintenant, à vous de commenter!
Tout ceci étant dit, mon intention ici n’est pas que vous vous censuriez dans vos commentaires. J’ai vraiment envie que toutes vos émotions et réactions puissent exister, qu’elles soient confortables ou non. Sont bienvenues autant la colère, la tristesse, la surprise, le dégoût, la peur et la joie! (et toutes les nuances)
Je vous propose que vous preniez le temps de voir d’où ça part en vous quand vous commentez.
Est-ce que vous me partagez ce qui résonne pour vous? Ce que ça vous fait vivre? Est-ce une partie en réaction qui est déclenchée? Prenez-vous responsabilité pour ce que vous vivez?
Juste la façon d’écrire peut nous donner des indices là-dessus! Par exemple, est-ce que j’utilise davantage le « je » ou le « tu »?
Et l’idée ici n’est pas que vous viviez du stress, un souci de performance à bien écrire chaque commentaire, ou que vous décidiez de ne pas commenter parce que ce n’est pas assez spontané! Soyez généreux de vos partages et feedback et on ajustera s’il y a quelque chose qui ne me convient pas!
J’ai hâte de vous lire! 🙂
J’honore ton courage et ton ouverture à la vulnérabilité. Merci de faire confiance au processus et nous permettre d’interagir avec toi. Je trouve ça riche de lire les commentaires et réactions des autres. J’aime l’option de pouvoir partager ce qui vie en moi en te lisant. Merci