J’arrive de la célébration des 50 ans d’un bon ami avec qui je vis des cercles d’hommes depuis 3 ans.
C’était d’une grande beauté de s’offrir ce rituel. De pouvoir l’honorer, de vraiment prendre le temps de lui nommer ce qu’on voit en lui, ce qu’on apprécie de lui et lui offrir des souhaits. Et que lui puisse prendre le temps de recevoir tout ça. De se voir à travers nos regards, nos perceptions, nos appréciations.
Je me suis senti comblé par ce moment de partage qui a vraiment nourri l’appartenance, l’amitié, la beauté des liens, l’humanité. Le sens aussi! Ça fait tellement de sens pour moi de prendre le temps de se célébrer de cette façon. Avec des hommes avec qui je me sens à l’aise d’exister après tous les partages des dernières années.
Ma femme est déjà là
Tous les hommes étaient accompagnés de leur femme, sauf moi qui était seul. Accompagné seulement de mon ballon Wilson (comme dans le film Seul au monde). J’ai aimé pouvoir en rire. En même temps, il y avait plusieurs choses qui coexistaient en moi :
- Un pincement intérieur qui goutait la déception et la solitude.
- Une inspiration de voir l’engagement, le chemin, la complicité, de ces couples!
- Une confiance que ma femme s’en vient. En fait, elle a été personnifiée par le ballon Wilson et a même eu droit à son tour de parole dans le cercle d’ouverture. Elle était déjà là énergétiquement, juste pas encore là physiquement.

Libre de jouer
J’aimerais aussi célébrer le jeu! Ma capacité à me laisser aller à jouer qui semble plus présente dans les derniers jours! Qu’est-ce qui fait que je me sens plus à l’aise de jouer, de danser, d’exister dans une certaine intensité, une certaine exubérance même?
Je dirais qu’il y a une plus grande sécurité, une plus grande confiance que c’est safe de jouer! Et peut-être même une moins grande importance accordée à ce que les autres vont en penser. L’enfant a l’intérieur a senti qu’il est légitime de s’amuser, d’avoir du plaisir. Et ça goûte bon!